12 septembre 2012

Pour ou contre le mariage catho ? (avec explication de texte ensuite)

Par La Ptite Blan.

"C'est un sujet sensible, j'en conviens, mais en tant que non-croyante, non-pratiquante, il me paraît important de donner mon opinion sur un sujet qui nous concerne tous, puisque ce qui se joue ici ce n'est ni plus ni moins que l'avenir de notre société.


Certains disent que c'est une question d'égalité des droits et que les cathos doivent avoir les mêmes droits que les autres, y compris celui de se marier.
 
Entendons-nous bien, en tant qu'individu, le catho a les mêmes droits que les autres ; les cathos ne sont pas traités différemment et là n'est pas la question. D'ailleurs, les exemples de cathos mariés devant la République ne manquent pas.

Mais autoriser le mariage catho, c'est autre chose, c'est le refus de l'altérité, c'est s'enfermer dans un schéma de pensée à sens unique. 

Et derrière tout cela, on le sait bien, c'est un "droit à l'enfant" que veulent obtenir les cathos, comme s'il existait un droit à l'enfant ! 

Lors d'un mariage laïc, on n'oblige personne à faire des enfants. Dieu merci !  (bien que l'expression soit inappropriée)

Mais le mariage catho, c'est une machine de guerre, au sens propre. Le mariage catho c'est une machine à fabriquer des gamins cathos.
 
A-t-on pensé à ces milliers d'enfants potentiels qui seront, non seulement mis au monde, bonjour le cadeau, mais qui en plus seront pour la plupart enrôlés de force dans les bataillons de Dieu ; les cathos appellent cela "baptiser" : des enfants obligés de suivre un programme d'endoctrinement intensif ; des enfants frustrés, vêtus de Cyrillus bleu marine et pour qui sexe, drogues et rock'n roll seront assimilés à diablerie, maux et péchés.  

Certains mettront des années, voire des vies à s'en remettre ! D'autres, nombreux, ne s'en remettront jamais.

Alors à ceux qui me disent : "Qu'est-ce que ça pourrait bien te faire à toi si le mariage était ouvert aux cathos ?"

Je réponds : à moi ça me ferait rien, mais pour les enfants ça change tout.

Prenons deux exemples concrets :

Dans un couple d'intégristes : l'enfant sera issu de deux intégristes, il comprendra mieux le latin que le français, sera complètement déconnecté de la réalité, votera à l'extrême-droite et n'aura jamais entendu parler du SIDA si bien que quand il le chopera lors d'une aventure extra-conjugale, tout le monde criera au miracle puisque bien sûr l'adultère n'est pas envisageable. Au lieu de se soigner, on lui conseillera la prière pour guérir.

Dans un couple avec prêtre : parce qu'on y vient bien sûr, derrière le mariage catho, c'est le mariage des prêtres qu'on veut nous faire avaler. Ce qui reviendrait tout bonnement à accepter le mariage à trois. D'abord on rajoute Jésus dans le couple, et demain ils demanderont à rajouter Paul, Marie-Madeleine et Judas. La polygamie, c'est ça qu'il y a sous couvert du mariage catho.

Et puis si on siphonne le mariage de sa substance Républicaine et laïque toutes les dérives sont possibles. Pourquoi seuls les cathos y auraient le droit ? Ce sera l'ouverture aux mariages à gogo, mariages mormons, mariages Krishna, mariages scientologues, etc. Tout le monde voudra son petit mariage à lui. 

Plus important encore que ces dérives, qui en soit sont déjà graves, la question de l'adoption : Autoriser le mariage catho, c'est autoriser l'adoption par des cathos. Pourquoi donc empêcher un enfant d'être adopté par des cathos me direz-vous ?
 
D'abord en France, il n'y a plus vraiment beaucoup d'enfants à adopter, ou alors si il y en a c'est que personne n'en a voulu : handicapés lourds ou trisomiques par exemple. Mais ce serait vraiment dégueulasse de les refiler à des cathos sous prétexte qu'on les a sur les bras ! Vous croyez qu'ils n'ont pas assez de leur handicap dans la vie ? Un peu de décence que diable ! 
 
Et puis si je suis contre l'adoption par des cathos, c'est parce que je suis aussi contre la procréation par des cathos : un enfant a besoin d'un père et d'une mère laïcs.  
 
Vous allez me dire : "Ce qui compte, c'est l'amour, peu importe la religion ! Les cathos sont aussi capables de s'aimer et d'aimer leurs enfants que les autres. Certains cathos sont bien plus stables que bien des mécréants !"

Certes. 

Mais : Sous prétexte que des enfants cathos heureux existent, faut-il pour autant créer volontairement des enfants cathos ?

Combien de témoignages faudra-t-il encore d'enfants issus de familles cathos qui passent leur vie en psychanalyse pour comprendre qui est vraiment leur père ? Et pourquoi ils sont tous fils du même Père ? 

Sait-on que dans un couple catho, les termes de « père » et de « mère » disparaissent au profit du terme générique « fils et filles de Dieu».

Je connais suffisamment d'enfants nés cathos pour savoir comme la vie peut être difficile quand le nom du père indiqué sur leur extrait de naissance ne correspond pas à Dieu alors même qu'il est leur Père, vous suivez ?

De nombreuses études montrent qu'être élevé dans un couple de cathos engendre de graves répercussions sur la santé mentale et physique des enfants. 
 
Nous avons du recul sur ces situations, et les études sérieuses sont assez catégoriques, et pas dans le sens des partisans du mariage catho. 

Demandez donc aux psys, toutes écoles confondues : leurs consultations  sont prises d'assaut par des centaines de gamins qui racontent tous leur difficulté à être au monde avec autant de gens autour de leur filiation : papa, maman, le curé, la bonne du curé, Jésus, le Saint-père qui n'est pas le père biologique, la vierge Marie qui n'est pas vraiment vierge, le Saint-esprit schizophrénique, etc. Comment voulez-vous qu'un enfant se construise normalement ? C'est plus un arbre généalogique qu'il a, c'est du lierre !

Dire à un enfant qu'on est tous frères et soeurs, vous vous rendez compte des dommages que cela crée sur la structure familiale ? 

Vous me direz : "l'avantage d'autoriser les mariages cathos, c'est qu'on limiterait ainsi les divorces."
Même pas mon bon ami. 

Dans les pays où le mariage catho est autorisé, les cathos divorcent autant que les autres, voire plus !

Et dans les cas où les cathos ne divorcent pas, le mari a souvent une ou plusieurs maîtresses, tandis que la femme se morfond entre le foyer et l'aumônerie... Là encore, ce sont les enfants qui trinquent. Ils voient bien le décalage entre le paradis promis et l'enfer terrestre. 

Que certains enfants aient une grande capacité de résilience et puissent être heureux malgré le fait d'avoir des parents cathos, je n'en doute pas. Mais n'empêche : Deux parents laïcs c'est quand même mieux

Et ne nous y trompons pas : légaliser le mariage catho, à long terme ce sera légaliser l'insémination-miraculeuse !

Alors : pour ou contre le mariage catho ? 
Définitivement contre.

 

* Source d'inspiration : Nystagmus, la preuve vivante qu'on peut écrire n'importe quelle ânerie (surtout homophobe) dans un emballage de sérieux sous couvert de gentillesse et de charité chrétienne..."

 

-----------------------------

Je pensais que l'ironie et la satire de cet article était évidente, mais en fait non, pas pour tous, donc tout ça nécessite une petite explication. Evidemment ce texte est médiocre, intolérant et cliché, puisque c'est une resuce total des articles que nous pondent les cathos (et autres) sur le mariage gay ! Simplement tous les arguments sont retournés, pour insister sur l'inanité et la stupidité des arguments invoqués.  

Je réalise que peut être beaucoup d'entre vous sont passés à côté (et je vous le souhaite) des horreurs qu'on lit en ce moment, tous les fers-de-lance ardents défenseurs des valeurs de la Nation et les gens lambda farcis d'homophobie ordinaire qui ne réalisent même pas à quel point ils sont intolérants sont en train de ressortir les pavés contre les gays qui demandent l'égalité. Je pense qu'en ce moment, pas un jour ne passe sans que j'entends "Mais les gays, ils ont déjà le PACS, ils ne pourraient pas gentiment s'en contenter ?" "Les homos, je tolère , mais arrêtez de demander le mariage , l'adoption pensez aux gosses quoi !" Et je suppose que ça ne va qu'empirer avec l'approche du projet de loi du matriage pour tous qui va être débattu en Janvier.

Et je le répète, quand vous dites "je tolère", ça sous-entend que dans votre immense miséricorde de bons-hétéros-gentils, on a le droit d'exister, mais bien cachés. Qu'on devrait être reconnaissant des miettes de droits que vous daigner accorder. Sauf que non, désolée, ce n'est pas ainsi qu'on voit l'égalité, en fait. 

 

 

----------------------------

Continuons : autre exemple - aujourdhui, j'ai lu le pire argument jamais vu jusqu'ici contre le mariage gay :

"Quid du congé maternité ? Les lesbiennes auraient droit à 16 semaines, et les homosexuels hommes à 14 jours ? En fait, tout concourt à la disparition des notions de paternité et maternité dans la loi."

NAN MAIS TU LA VOIS PAS L'ANERIE SEXISTE DANS TA PHRASE QUAND TU L'ECRIS SERIEUX ? Que le problème soit une question de sexisme injuste, et tout le monde devrait plutôt être égaux pour le même congé, nan, jamais ça t'as traversé l'esprit ducon ?

 

----------------------------

 

Continuons encore : REPONSE A NATHALIE BASSIRE PAR DIDIER GARGUILO :


Nathalie Bassire, conseillère municipale et générale du Tampon (île de la Réunion), se dit consternée et interpelle dans un courrier les députés et sénateurs sur les futurs projets de lois, portés par le gouvernement Ayrault, sur le mariage pour tous, l'adoption ou encore l'euthanasie (!).

Voici l'intégralité de son courrier:

 

En qualité d’élue conseillère générale et municipale, j’aimerais porter à votre connaissance mon inquiétude et ma profonde consternation quant aux projets de lois concernant le mariage des homosexuels, l’adoption, l’euthanasie. Ceux-ci nuisent gravement aux valeurs humaines et portent atteinte à la dignité de l’homme ou encore à l’éthique. Avant de vous exposer mon point de vue sur ledit mariage, je tiens à rappeler combien je respecte toute personne et mon intention n’est nullement de faire le procès de qui que ce soit ! Mais j’estime que notre devoir en tant qu’élus et citoyens est de prendre position, aussi dérangeante soit-elle, dans ce combat dont les conséquences fragiliseraient encore plus une société en perte de repères et de valeurs. 

On sait tous que l’union d’un homme et d’une femme avec leurs différences est génératrice de richesses au sein de la famille. En effet, pour grandir et s’épanouir, l’enfant puise chez son père et sa mère la part de masculinité et de féminité dont il a besoin pour être un adulte accompli. On ne doute pas que tout couple homosexuel puisse aimer un enfant autant qu’un couple hétérosexuel mais l’aimer ne veut pas dire qu’on le structure, d’autant qu’il n’y a aucune filiation. Or, en le privant de ces besoins fondamentaux, l’enfant rencontre des difficultés dans la construction de son identité ; tel est l’avis de bon nombre de spécialistes de l’enfance : pédopsychiatres, psychologues ou encore des philosophes, sociologues, écrivains… car ces sujets intéressent de très près les Français qui se rendent bien compte que ce sont les fondements même de la société qui sont remis en cause. 

Pouvons-nous avancer aveuglément et sans réagir en prenant en otage les enfants ? 

Pouvons-nous libéraliser les mœurs en occultant toute raison humaine ? 

Avons- nous le droit de priver des enfants de ce repère essentiel apporté tout naturellement par la différence que constituent des parents naturels ou adoptifs ? 

Ces questions méritent une réflexion plus approfondie et sérieuse d’autant que des études menées récemment aux Etats-Unis révèlent le mal être de beaucoup d’enfants élevés par des couples homosexuels. C’est ce qu’a souligné Michel Pinton, ancien secrétaire général de l’UDF, dans sa lettre adressée à Monsieur le Président de la République le 24 août 2012. 

Il est plus urgent aujourd’hui de protéger les familles à travers une politique et des lois qui visent à sauvegarder ses valeurs, à travailler à une reconstruction plus sécurisante de la société puisque la mission d’un Chef de l’Etat, ainsi que des Députés et Sénateurs que vous êtes, est de veiller au respect et à la dignité de tout être humain. 

Je vous remercie pour l’attention que vous m’avez accordée et ose espérer votre soutien et votre participation dans ce grand débat. 

Nathalie Bassire, Conseillère générale et municipale.

Mardi 11 Septembre 2012 - 16:32

 

 

 

La bêtise et la mauvaise foi de votre argumentation... je suis moi aussi consterné, Madame Bassire...

 

"je tiens à rappeler combien je respecte toute personne et mon intention n’est nullement de faire le procès de qui que ce soit !" Je doute qu'aucune personne appartenant à une famille homoparentale se sente respectée en lisant votre courrier, et je ne comprends même pas que vous puissiez prétendre ne pas faire de procès avec cette lettre homophobe.Notre société serait donc "en perte de repères et de valeurs" ? C'est très vague, expliquez nous quels autres repères, quelles autres valeurs, se perdent selon vous, et depuis quand ? Qu'on puisse prendre la mesure de votre conservatisme. A quelle époque bénie de Dieu voudriez-vous que nous retournions ? Soyez précise, c'est intéressant.

 

"On sait tous que l’union d’un homme et d’une femme avec leurs différences est génératrice de richesses au sein de la famille." De quel genre de richesses parlez-vous ? Je connais des couples hétérosexuels qui vivent dans une grande pauvreté. Non, vous parlez de richesses morales, sans doute ? Je connais des couples hétérosexuels qui n'en ont aucune, si, si, je vous assure. 

 

"En effet, pour grandir et s’épanouir, l’enfant puise chez son père et sa mère la part de masculinité et de féminité dont il a besoin pour être un adulte accompli." Est-ce à dire qu'un garçon élevé par une mère seule ne pourra jamais devenir un homme viril, qu'une fille élevée par son père seul ne deviendra jamais féminine ? C'est très curieux, comme allégations, dites donc. J'aimerais vraiment beaucoup savoir sur quelles études vous vous basez.

 

"On ne doute pas que tout couple homosexuel puisse aimer un enfant autant qu’un couple hétérosexuel " là, nous sommes d'accord. 

 

"mais l’aimer ne veut pas dire qu’on le structure" nous sommes d'accord également, je connais beaucoup de parents, pourtant hétérosexuels, qui ont très mal élevé leurs enfants, d'ailleurs, la majeure partie de la clientèle des psychologues est composée de personnes élevées au sein de familles hétéroparentales, vous savez. La population carcérale aussi, d'ailleurs. Pour autant, personne n'a envisagé d'accuser l'hétérosexualité de déstructurer les enfants, n'est ce pas. 

 

"d’autant qu’il n’y a aucune filiation" Pardon ? Aucune filiation ? De quoi parlez vous ? Pensez-vous que les gays et les lesbiennes sont stériles ? Laissez moi vous apprendre que ce n'est pas le cas, et que beaucoup sont parents, au sens rigoureusement biologique et hétérosexuel du terme. Et si la filiation biologique était la condition sine qua non d'une parenté, alors on devrait interdire catégoriquement toute forme d'adoption.

 

"Or, en le privant de ces besoins fondamentaux, l’enfant rencontre des difficultés dans la construction de son identité" Quel enfant, madame Bassire, ne rencontre pas de difficulté dans la construction de son identité ? Les votres ? Pensez-vous vraiment être une mère si parfaite que votre progéniture est parfaitement équilibrée, sans conflit intérieur ni psychologique d'aucune sorte ? Si c'est le cas, madame, votre cas est bien enviable et bien rare. Ne faites pas , s'il vous plait, porter aux autres la responsabilité d'une telle écrasante perfection.

 

"tel est l’avis de bon nombre de spécialistes de l’enfance : pédopsychiatres, psychologues ou encore des philosophes, sociologues, écrivains… " Ah, alors là, vraiment, il va falloir être un peu plus précise, madame. Citez des noms, des études précises, des chiffres, des résultats reconnus, instruisez-nous ! (au passage, permettez moi de m'étonner que vous citiez des philosophes parmi les spécialistes de l'enfance. Permettez moi également de trouver que "des écrivains" c'est vague, très vague, êtes vous certaine de parler sérieusement, madame Bassire ?

 

 "Pouvons-nous avancer aveuglément et sans réagir en prenant en otage les enfants ? " Ce qui prend en otage les enfants, c'est de ne pas accorder de statut à leur famille, quand on parle des familles homoparentales, on ne demande à personne le droit qu'elles existent, puisque, de fait, que cela plaise ou non, elles existent. Il s'agit d'accorder un statut et des droits à des familles qui existent déjà. Voudriez vous priver de droit des enfants ? Ou peut-être voudriez vous retirer des enfants à leur famille ? Pour "faciliter la construction de leur identité", sans doute ? 

 

"Pouvons-nous libéraliser les mœurs en occultant toute raison humaine ? " C'est vous qui occultez la raison, je crois. Il ne s'agit pas de libéraliser quoi que ce soit. 

 

"Avons- nous le droit de priver des enfants de ce repère essentiel apporté tout naturellement par la différence que constituent des parents naturels ou adoptifs ?" Encore une fois les familles homoparentales ne demandent pas qu'on leur accorde la permission d'exister. Elles demandent qu'on ne leur rende pas la vie insupportable par peur de la différence. Par homophobie.

 

"Ces questions méritent une réflexion plus approfondie et sérieuse d’autant que des études menées récemment aux Etats-Unis révèlent le mal être de beaucoup d’enfants élevés par des couples homosexuels. C’est ce qu’a souligné Michel Pinton, ancien secrétaire général de l’UDF, dans sa lettre adressée à Monsieur le Président de la République le 24 août 2012. " Vous oubliez les centaines d'études qui ont été faites et qui aboutissent aux conclusions exactement inverse, madame.

 

"Il est plus urgent aujourd’hui de protéger les familles à travers une politique et des lois qui visent à sauvegarder ses valeurs," et c'est exactement ce que réclament les familles homoparentales : qu'on protège leurs familles. 

 

"puisque la mission d’un Chef de l’Etat, ainsi que des Députés et Sénateurs que vous êtes, est de veiller au respect et à la dignité de tout être humain. " et les homosexuels, ainsi que leurs enfants, madame, sont des êtres humains, figurez-vous.

 

Madame, pour finir, vous êtes une élue de la Réunion, qui porte en son nom même la fierté de sa diversité et la richesse qu'il y a à vivre ensemble nos différences respectives.

Respectez ce nom.

 

Didier Garguilo

-------------------------------
 

 

Si ces articles vous interpellent, vous gênent, vous choque, si vous voulez en lire plus :
 - Mariage pour certains, mariage pour tous ? Réflexions actuelles à partir de l'Antiquité Romaine et du Moyen Age Occidental

 - homoparentalité, mon expérience de sage-femme

 

 - Civitas mobilise contre le mariage gay

 

 - De la prière universelle du 15 août contre le mariage pour tous ces sales pds

 

 - Transforming families, un merveilleux documentaire (en anglais par contre)sur les luttes et la force des parents transgenres, transexuels ou genderqueer en Amérique du Nord.

 

----------------------------------

 

 

184121_279866052119515_564565295_n

 

Posté par Ipomee - Dwam à 03:36 - Commentaires [7] - Permalien [#]

27 août 2012

Hair Fetish 2

An illustration for my love GoGo’s birthday, since she modelled so gracefully for the previous paintings. 

Posté par Ipomee - Dwam à 14:47 - Commentaires [4] - Permalien [#]

20 août 2012

Hair fetish

Shush (sold)

Acrylic, ink and gouache on wood
8"x16,75"

 

Tresse

Acrylic, ink and gouache on wood
8"x16,75"

 

Mayhap

Acrylic, ink and gouache on wood
8"x16,75"

 

Kneel (sold)

Acrylic, ink and gouache on wood
8"x16,75"

 

Blind 

Acrylic, ink and gouache on wood
8"x16,75"

 

Ils sont tous à vendre, 200€ frais de port inclus, via paypal. Vous pouvez les réserver via les commentaires, ou par mail directement à ipomeee(at)gmail.com

They are all on sale, 290$, shipping cost included, through paypal. You can write on the comments or directly by email at ipomeee(at)gmail.Com

Posté par Ipomee - Dwam à 20:40 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

13 juillet 2012

Je suis partie loin, longtemps, puis je suis revenue et repartie aussitôt

C'est de plus en plus compliqué !

 

Je suis allée là...

 

Puis là.

 

Puis là.

 

 

J'ai rencontré plein de filles sublimes 

 

Et des phoques !

 

Et aussi des garçons

 

More to come

Posté par Ipomee - Dwam à 01:45 - Commentaires [5] - Permalien [#]

17 mai 2012

Projet 17 Mai

BanMipou

17 mai, journée mondiale de lutte contre l'homophobie. 70 dessinateurs se mobilisent sur 

 

banniere4

http://www.projet17mai.com/2012/05/ipomee.html 

 

Juste au cas où vous faites partie de ceux qui pensent que l'homophobie c'est dépassé et que l'on n'a pas de raison de se mobiliser contre, une petite piqûre de rappel : ici et

Posté par Ipomee - Dwam à 08:53 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

29 avril 2012

Etrangers, ne nous laissez pas seuls avec les français !

"Je crois que le racisme prend sa source dans le “désamour”. Mais non pas le “désamour” de son prochain, non, dans la détestation de soi. Alors ça ne sert à rien de dire “Il faut aimer ton prochain”. “Il faut”, c’est mauvais, “le prochain” est toujours trop loin. Il est peut-être possible de dire :”on va essayer” de faire que tu arrives à t’aimer.”
Je crois que si on arrive à s’aimer le racisme n’a plus de fumier pour se développer. Mais ce n’est pas facile de s’aimer, dans la merde ambiante."

(Edmond Baudouin)


Posté par Ipomee - Dwam à 17:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 avril 2012

Doodlidoo

hairp

Posté par Ipomee - Dwam à 19:29 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

23 avril 2012

Sur le genre, le sexisme, et le reste

Je suppose, enfin non, je veux dire, je suis confronté•e chaque jour au fait qu'il est difficile pour les personne cis-genré•e•s(donc celles•ceux dont l'identité sexuelle/le genre correspondent à la norme et à ce que l'on attend des genres) de se pencher sur les problèmes des personnes transgenres, ou de simplement réaliser la difficulté (et souvent le mal-être profond) des personnes qui ne tombent pas naturellement dans la norme des genres binaires ; il est difficile de réaliser les discriminations, les violences souvent, ou simplement les préjugés et les jugements constants auxquels les personnes transgenres/transexuel•le•s/genderqueers doivent faire face au quotidien. Mais c'est justement pour ça que tous les queers, les freaks, les trans, essayent de se faire entendre et comprendre actuellement. Je pense que ça ne ferait de mal à personne de réellement se poser des questions sur le genre, l'hétéronormativité, la construction de l'identité sociale et sexuelle, et tout ce que ça implique pour ceux qui ne rentrent pas dans les petites cases, d'avoir un peu de curiosité et d'empathie, même sans forcément être concerné•e•s. 

 

 


J'essaie de me mettre à l'utilisation de pronoms neutres. Je ne m'identifie pas en tant que fille, je ne suis pas "elle/she". En tout cas pas tout le temps. Mais pas non plus "il/he". Et c'est assez lassant d'être défini•e de la mauvaise façon, ou de façon trop réductrice, par des mots. Ou par mon apparence, mon corps, mon visage, ma silhouette. Je sais que suis PERÇU•E comme une fille, et dans la foulée, traité•e et considéré•e comme autrui pense que doit être une fille cisgenré•e - parce que malheureusement dans l'esprit des gens qui vont me cataloguer, il n'y a pas de place pour autre chose. Pourtant, c'est comme si on oblitérait, ou effaçait d'un coup tout un pan de ma personnalité - la plus grande partie, à vrai dire. Comme si on me rabotait pour me faire entrer dans une combinaison trop petite pour moi. Sauf que je n'ai aucune envie de rapetisser ma vision, ma perception, et mon identité.

En angais c'est plus facile, la langue n'est pas si genré•e : j'utilise "ey" pour penser ou parler des mes proches genderqueer ("ey/eir/em")(construit comme "they/their/them" sans the "th"). C'est beaucoup plus difficile en français étant donnée la feminisation/masculinisation générale de notre langue, et surtout partant du principe sacrément sexiste qui veut que le neutre soit masculin par défaut ; mais j'essaie vraiment de trouver d'autres manières d'exprimer la neutralité, ou la diversité du genre même dans le language. Passer librement du masculin au féminin en variant les accords d'adjectifs et de verbes, accorder avec un "o" au lieu d'un "e" ("je suis fiérO d'être genderqueer"), utiliser il/elle selon l'humeur du moment ; ou utiliser le pronom inventé "eile", voilà quelques idées pour jouer avec le genre. Accentuer à l'écrit, comme je l'ai fait dans ce texte, avec des points médians ou de tirets, les doubles terminaisons des noms, adjectifs, et participes passés accordé•e•s. J'essaye de parler "d'eile(s)" a propos de mes ami•e•s genderqueers, ou "iels" (à prononcer "è-ïl" ou "i-ël"); n'hésitez pas à faire de même si vous parlez de moi. Essayez ! C'est assez intéressant et amusant aussi d'entraîner son esprit et de contrer les reflexes qui, l'air de rien, façonnent l'esprit et la pensée. C'est également effrayant de réaliser à quel point on est conditionné•e•s par le langage.

 

EDIT : Je suis tombée sur des propositions de pronoms neutres qui me paraissent très intéressantes. "yol, ou ol"

Autant j'aime "iel" "yel" parce que de nouveau, ça cumule bien deux genres et ça s'entend à l'oral, c'est inclusif féminin ET masculin.

Mais du coup je préfère encore plus la proposition "ol" puisque ça crée vraiment un nouveau pronom qui n'est NI féminin NI masculin (bye bye la binarité !) 

 

***et puis "eile", en gaélic écossais, c'est "l'autre" !

 

 

 

"One of the basic tenants of being a decent fucking person is being conscious about how your language affects those around you and why - and that applies to everyone and every word."

 

 

Liens utiles : (si le sujet vous intéresse, ou s'il vous dépasse complètement)

La féminisation de la langue

Les gender studies pour les nuls

Genre

Genderqueer

Male Gaze

Womyn - Wimmin

 

4406730_attach

Bettina Rheims - The Gender studies

 

4406736_attach

Alvar Grav - Deux ombres disparaissent et je redeviens moi-même

 

Muxés, hijras ou kathoeys : les spiritualités face au troisième sexe

 

Sorry I can't get your pronun right ! 

 

Capture d’écran 2012-04-24 à 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Melissa Harris-Perry describes herself as “cis”

Posté par Ipomee - Dwam à 12:35 - - Commentaires [15] - Permalien [#]

22 avril 2012

Lunettes moches, mais gratuites

Il faut que je m'habitue à porter ces lunettes moches au quotidien - Dwam découvre la myopie. Cela dit je pense que j'ai peut être trouvé là une bonne solution pour ne plus me faire systématiquement aborder par les relous/dragueurs/malpolis. Par contre je risque d'attirer pas mal de fan d'HP.


Posté par Ipomee - Dwam à 21:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Aujourd'hui, du texte

De bon ton, en ce jour d'élection, pardon, d'éjection présidentielle. 

 

 

L'élection, ce n'ets pas la démocratie, par Jacques Rancière

 

Peut être le seul discours qui m'ait vraiment remuée les tripes : "Youpins, bougnoules, Norvégiennes ménopausées, nous sommes chez nous."

 

La planète brûle et ils regardent ailleurs

 

Forcément, je lorgne beaucoup sur les réactions des politiques sur les droits des gays

Nos familles, elles vous emmerdent, par Xavier Héraud

 

En même temps, je rêve à propos du revenu minimim inconditionnel
Les miracles du revenu minimum garanti

Revenu de base inconditionnel en Suisse

10 (mauvaises) raisons de ne pas croire au revenu de vie


Ou à propos des voix islandaises qui s'élèvent
Islande :seconde torgnole a la finance mondiale

Là c'est intéressant de comparer la couverture des médias français et britanniques 



 

Posté par Ipomee - Dwam à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

« Début   1  2  3  4  5  6  7    Fin »