29 avril 2012

Etrangers, ne nous laissez pas seuls avec les français !

"Je crois que le racisme prend sa source dans le “désamour”. Mais non pas le “désamour” de son prochain, non, dans la détestation de soi. Alors ça ne sert à rien de dire “Il faut aimer ton prochain”. “Il faut”, c’est mauvais, “le prochain” est toujours trop loin. Il est peut-être possible de dire :”on va essayer” de faire que tu arrives à t’aimer.”
Je crois que si on arrive à s’aimer le racisme n’a plus de fumier pour se développer. Mais ce n’est pas facile de s’aimer, dans la merde ambiante."

(Edmond Baudouin)


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27 avril 2012

Doodlidoo

hairp

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23 avril 2012

Sur le genre, le sexisme, et le reste

Je suppose, enfin non, je veux dire, je suis confronté•e chaque jour au fait qu'il est difficile pour les personne cis-genré•e•s(donc celles•ceux dont l'identité sexuelle/le genre correspondent à la norme et à ce que l'on attend des genres) de se pencher sur les problèmes des personnes transgenres, ou de simplement réaliser la difficulté (et souvent le mal-être profond) des personnes qui ne tombent pas naturellement dans la norme des genres binaires ; il est difficile de réaliser les discriminations, les violences souvent, ou simplement les préjugés et les jugements constants auxquels les personnes transgenres/transexuel•le•s/genderqueers doivent faire face au quotidien. Mais c'est justement pour ça que tous les queers, les freaks, les trans, essayent de se faire entendre et comprendre actuellement. Je pense que ça ne ferait de mal à personne de réellement se poser des questions sur le genre, l'hétéronormativité, la construction de l'identité sociale et sexuelle, et tout ce que ça implique pour ceux qui ne rentrent pas dans les petites cases, d'avoir un peu de curiosité et d'empathie, même sans forcément être concerné•e•s. 

 

 


J'essaie de me mettre à l'utilisation de pronoms neutres. Je ne m'identifie pas en tant que fille, je ne suis pas "elle/she". En tout cas pas tout le temps. Mais pas non plus "il/he". Et c'est assez lassant d'être défini•e de la mauvaise façon, ou de façon trop réductrice, par des mots. Ou par mon apparence, mon corps, mon visage, ma silhouette. Je sais que suis PERÇU•E comme une fille, et dans la foulée, traité•e et considéré•e comme autrui pense que doit être une fille cisgenré•e - parce que malheureusement dans l'esprit des gens qui vont me cataloguer, il n'y a pas de place pour autre chose. Pourtant, c'est comme si on oblitérait, ou effaçait d'un coup tout un pan de ma personnalité - la plus grande partie, à vrai dire. Comme si on me rabotait pour me faire entrer dans une combinaison trop petite pour moi. Sauf que je n'ai aucune envie de rapetisser ma vision, ma perception, et mon identité.

En angais c'est plus facile, la langue n'est pas si genré•e : j'utilise "ey" pour penser ou parler des mes proches genderqueer ("ey/eir/em")(construit comme "they/their/them" sans the "th"). C'est beaucoup plus difficile en français étant donnée la feminisation/masculinisation générale de notre langue, et surtout partant du principe sacrément sexiste qui veut que le neutre soit masculin par défaut ; mais j'essaie vraiment de trouver d'autres manières d'exprimer la neutralité, ou la diversité du genre même dans le language. Passer librement du masculin au féminin en variant les accords d'adjectifs et de verbes, accorder avec un "o" au lieu d'un "e" ("je suis fiérO d'être genderqueer"), utiliser il/elle selon l'humeur du moment ; ou utiliser le pronom inventé "eile", voilà quelques idées pour jouer avec le genre. Accentuer à l'écrit, comme je l'ai fait dans ce texte, avec des points médians ou de tirets, les doubles terminaisons des noms, adjectifs, et participes passés accordé•e•s. J'essaye de parler "d'eile(s)" a propos de mes ami•e•s genderqueers, ou "iels" (à prononcer "è-ïl" ou "i-ël"); n'hésitez pas à faire de même si vous parlez de moi. Essayez ! C'est assez intéressant et amusant aussi d'entraîner son esprit et de contrer les reflexes qui, l'air de rien, façonnent l'esprit et la pensée. C'est également effrayant de réaliser à quel point on est conditionné•e•s par le langage.

 

EDIT : Je suis tombée sur des propositions de pronoms neutres qui me paraissent très intéressantes. "yol, ou ol"

Autant j'aime "iel" "yel" parce que de nouveau, ça cumule bien deux genres et ça s'entend à l'oral, c'est inclusif féminin ET masculin.

Mais du coup je préfère encore plus la proposition "ol" puisque ça crée vraiment un nouveau pronom qui n'est NI féminin NI masculin (bye bye la binarité !) 

 

***et puis "eile", en gaélic écossais, c'est "l'autre" !

 

 

 

"One of the basic tenants of being a decent fucking person is being conscious about how your language affects those around you and why - and that applies to everyone and every word."

 

 

Liens utiles : (si le sujet vous intéresse, ou s'il vous dépasse complètement)

La féminisation de la langue

Les gender studies pour les nuls

Genre

Genderqueer

Male Gaze

Womyn - Wimmin

 

4406730_attach

Bettina Rheims - The Gender studies

 

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Alvar Grav - Deux ombres disparaissent et je redeviens moi-même

 

Muxés, hijras ou kathoeys : les spiritualités face au troisième sexe

 

Sorry I can't get your pronun right ! 

 

Capture d’écran 2012-04-24 à 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Melissa Harris-Perry describes herself as “cis”

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22 avril 2012

Lunettes moches, mais gratuites

Il faut que je m'habitue à porter ces lunettes moches au quotidien - Dwam découvre la myopie. Cela dit je pense que j'ai peut être trouvé là une bonne solution pour ne plus me faire systématiquement aborder par les relous/dragueurs/malpolis. Par contre je risque d'attirer pas mal de fan d'HP.


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Aujourd'hui, du texte

De bon ton, en ce jour d'élection, pardon, d'éjection présidentielle. 

 

 

L'élection, ce n'ets pas la démocratie, par Jacques Rancière

 

Peut être le seul discours qui m'ait vraiment remuée les tripes : "Youpins, bougnoules, Norvégiennes ménopausées, nous sommes chez nous."

 

La planète brûle et ils regardent ailleurs

 

Forcément, je lorgne beaucoup sur les réactions des politiques sur les droits des gays

Nos familles, elles vous emmerdent, par Xavier Héraud

 

En même temps, je rêve à propos du revenu minimim inconditionnel
Les miracles du revenu minimum garanti

Revenu de base inconditionnel en Suisse

10 (mauvaises) raisons de ne pas croire au revenu de vie


Ou à propos des voix islandaises qui s'élèvent
Islande :seconde torgnole a la finance mondiale

Là c'est intéressant de comparer la couverture des médias français et britanniques 



 

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23 mars 2012

Dwaming

If you are in a dwam you are not necessarily building castles in the air. Rather, the phrase suggests blankness. When you are in a dwam you may be thinking about something, not necessarily something pleasant, other than the subject in hand. However, you are just as likely to be thinking about nothing at all.

Dwamhead

Bref, j'ai la tête ailleurs....

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19 mars 2012

Des crânes et des fleurs, encore

A tatouer, quelqu'un ???

lilieskull

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17 mars 2012

The hole

letrouLR

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15 mars 2012

Oh separate my body from my soul

Trop besoin de partager, désolée pour ceux qui ne parlent pas anglais et qui se fichent des problèmes des transgender/genderqueer/pangender.

 

From Alvar Grav

"I ride the subway and people stare at me. I want to ask them why. But I know why. Their eyes give birth to a swelling slug in my throat. I do strange things with my lips. I swallow hard. Run my fingers along the tattered fabric of my totebag. They look at me with the distaste that is the same whether they direct it at someone who’s gone under the knife a few times too many or a beggar. There’s this idiotic awe that loosens their faces. Their eyes search and search for something they cannot grasp but think they have grasped all the same. They look at me because they think I’m dressed for their eyes. But I can’t stand their eyes. Their eyes make me want to go home and kill myself. I dress the most eccentrically when I’m far away from other people. I dress like the prince of sadness that I dreamt I was one night when I was seven, because that’s what I am. Anything else is a masquerade, to get people not to notice me.

I don’t think they stare because they see an ambiguous character. Because they SEE the prince. Unfortunately. I don’t work hard enough to “pass”. But then how could I “pass” as something that isn’t even an alternative in the spectator’s mind? There are days when I wish I was altogether certain that I am a boy. That I am a boy who eventually will be a man. Punkt slut. Despite all the difficulty that would come with this knowledge, in some ways, in my environment it would be an easier difficulty to handle than the one that comes with being nothing at all. Then being neither.

It’s not good enough. Not clear enough. Not possible in the sense that in my context no bureaucracy allows and thereby enables it. It doesn’t exist. If it should exist, many argue, it would be helpful for those who are in transition. But what about those who will always be in transition? Who are “finished” in not being “finished”? Can I ever have a body that matches my soul?

The body is nothing. Everything. At once.

It determines nothing. And everything. At once. Since it gets determined by others from outside.

It tricks people into believing something that isn’t real.

It stops me from doing certain things.

It becomes a visual obstacle for myself and for others when it comes to having sex. Which I separate and conduct in other places than the present.

It has nothing and everything to do with my sexuality. It erases my sexuality. Because it isn’t possible even though it’s right here. It’s everything that I am.

As hard as I myself may work to learn to ignore the connotations that come with certain bodyparts, these other possibilities are too fragile for an outsiders interference. As soon as another human is involved all that work crumbles.

And we have nothing but the tired first impression, which is based on what you know, and unfortunately most people don’t know a lot. That’s what we begin with, and usually end up with. Obscuring what’s really there. And either you get to work, to demolish the first understanding, and build a new one. Or you walk away.

Alone, with nothing but your bruised self. Kept like a secret, like an imaginary friend, because you’ve learnt again that only you could see it."

 

 

It echoes so much for me, deeply, to read that. And makes me sad. Also because for me ey is one of the rare people whose face matches the soul. Then, the body…… The body can be amazing but it’s still a jail ; and what people see or think of your body is another sort of prison ; insidious, reductive, painful. As ey said "it tricks people into believing something that isn’t real."

 

(twenty five year old boy feeling like eighty five year old’s frozen corpse.)

 

 

 

 

I'm not the beast they've made me out to be
I've done some good things
I've done some good things
Like you, I've stumbled once or twice
And done some bad things
I've done some bad things
My body is a thing corrupt and wrong
It is guilty
Yeah, it is guilty
My spirit is the thing that's dragged along
It is innocent
Lord, it is innocent
O, separate my body from my soul
O, separate my body from my soul
Let's go back to how things were back then
When I was younger
When I was younger
Everything was either black or white
It was easier
So much easier
Now everything, it looks so gray
I'm older
Now, I'm older
Show me a man who deserves to die
You cannot convince me
You cannot convince me
Now, show me a man who deserves to live
You have no evidence
You have no evidence
O, separate my body from my soul
O, separate my body from my soul
I tried so hard to tell you truth
But I lied to you
I have lied to you
The things that you learn and know so well
They are fleeting
Yes, they are fleeting
You're the one who told me who I was
You said you're no one
So now I'm no one
O, separate my body from my soul
O, separate my body from my soul

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28 février 2012

Les Amours Infinies

"Oui, mais la nature humaine veut que..."

Au diable la nature humaine.

Illustration de Maya Mihindou sur une courte entrevue dans Vertébrale#1 :)

Pour les parisiens, elle organise une soirée de lancement de la revue à la galerie l'Art de Rien, le vendredi 16 Mars !

Posté par Ipomee - Dwam à 17:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

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