endless fun
Je crois toujours qu'on ne peux pas faire plus, qu'on ne peux pas être encore plus submergé de différents boulots et projets, et pourtant si. A chaque fois c'est encore pire. Et chaque mois je me dis, "ah là Mai c'est particulèrement chargé mais ça ira mieux après je pourrais souffler", quelle belle naïveté.
Mais tout ça c'est du bon, du beau, de l'intense :) Les planètes s'alignent à nouveau en ma faveur et de nouvelles routes s'ouvrent.





This needs to be said over and over again
J'ai rarement lu une diatribe si spontanée et efficace sur les questions de nudité et d'image de soi, ça résonne parfaitement avec mon quotidien, mon travail et ce à quoi on fait face trop souvent, donc je me colle à la traduction. A faire tourner. Partout. (source : Olivia)
"Bonjour. Voilà quelques photo de mes fesses que j'ai posté sur mon blog. Je voulais clarifier quelques trucs. J'ai arrêté d'en poster il y a quelques temps parce que je sortais avec quelqu'un qui 1)ne voulais que personne d'autre ne voit mon cul et 2)était gêné à l'idée que je poste ces photos.
Pour résumer :
Voilà ce que ces photos NE signifient PAS :
- Je veux coucher avec vous
- J'ai besoin d'attention
- Je cherche attentions sexuelles
- J'ai des problèmes d'estime de soi
- Je n'ai pas de respect pour moi-même
- Je n'ai pas résolu mon complexe d'Oedipe
- Je vais coucher avec vous, qui que vous soyez
- Je suis stupide et superficielle
Voilà ce que ces photos signifient REELLEMENT :
- Le corps humain est magnifique
- J'ai un cul
- C'est un beau cul.
- J'en suis fière
- En voilà une photo
- C'est tout
- Rien d'autre
- Juste un cul.
Maintenant voilà ce que ces photos disent sur moi :
- Rien.
Ce qui m'énerve :
- Ceux qui s'imaginent que montrer son corps est une marque de manque de respect pour soi-même ou que ça démontre quoi que ce soit sur votre vie sexuelle.
- Ceux qui s'imaginent que c'est une excuse pour recevoir des messages de harcèlement anonymes et flippants.
- Ceux qui s'imaginent que voir une photo de mon cul explique des choses sur ma personnalité, mon esprit, mon âme, etc.
- Ceux qui prétendent soutenir le féminisme et l'acceptation de son corps, mais qui soudainement perdent tout respect pour leurs amies, petites amies ou envers les filles qui les intéressent parce qu'elles ont posté une photo de leurs corps sur le net.
- Ceux qui croient que nudité = sexe.
- Ceux qui disent des petites phrases du genre “Tu crois que c'est comme ça que tu vas trouver un petit copain ?”, “Je pensais que tu avais arrêté de poster ce genre de photos", or “Pourquoi quiconque sortirait avec toi s'ils ont juste à mater tes photos sur ton blog ?”
- Ceux qui disent tout ça, puis me demandent de leur envoyer des photos de mon corps. Allez vous faire foutre.
Voilà ce que (je pense que) vous devriez plutôt faire :
- Arrêtez les messages de haine anonymes.
- Arrêtez d'employer des termes comme "pute" et "salope"
- Ouvrez les yeux sur vos doubles-standards.
- Arrêtez de projeter vos préjugés sur les autres.
- Arrêtez d'être odieux.
- Soyez plutôt sympa, poli, respectueux.
- continuez à scroller sur votre écran.
- Gardez donc vos pensées dégueulasses pour vous.
- Aimez-vous.
Pas grand chose à dire de plus ; je suis sûre que je trouverai quelques trucs à ajouter mais c'est déjà un gros post sur l'acceptation de soi, le body-positivisme, le fait d'apprécier son apparence et ne pas laisser les idiots vous rabaisser."
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Traducción en español
http://marablackflower.blogspot.com.es/2013/05/sobre-desnudo-y-acoso-en-la-red.html?zx=c4e92f114b6a1e42
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Original english post
Hi. These are some pictures of my butt that I’ve posted on my blog. I just wanted to clear some stuff up about them. I have stopped posting them in the past because I was dating someone who 1) didn’t want other people seeing my butt and 2) was embarrassed that I would post them.
Here’s the most basic way I can say what I’m thinking.
Here’s what these pictures DON’T mean:
- I want to have sex with you.
- I want your attention.
- I want sexual attention.
- I have issues with self esteem.
- I have no self-respect.
- I have “daddy issues”.
- I will have sex with you no matter who you are.
- I am unintelligent and vapid.
Here’s what these pictures DO mean:
- The human body is beautiful.
- I have a butt.
- It’s a good butt.
- I’m proud of it.
- Here’s a picture of it.
- That’s it.
- Nothing else.
- Just a butt.
Here’s what these pictures say about me:
- Nothing.
Here’s what pisses me off:
- People who think that showing your body equates to a lack of self-respect or says something about your sexual activity.
- People who think that this justifies receiving fucked up and creepy anonymous messages of harassment.
- People who think that seeing a picture of my butt says anything about my personality, my mind, my soul, etc.
- People who say they back up feminism and body positiveness, but if their girlfriend, or a girl they were interested in, posted a picture of their body on the internet they would suddenly “lose respect” for them.
- People who think naked bodies = sex.
- People who say things like “Do you think you’ll ever get a boyfriend if you’re posting those pictures?”, “I thought you weren’t posting those pictures anymore, haha.”, or “Why would someone date you when they can just look at your blog for those pictures?”
- People who say those things and then ask me to send them pictures of my body. Fuck you.
Here’s what (I think) you should do:
- Stop leaving hateful anonymous messages.
- Stop using words like “slut” and “whore”.
- Stop having double standards.
- Stop assuming things about people.
- Stop being hateful.
- Be kind, be gentle, be respectful.
- Keep scrolling down your dashboard.
- Keep your shitty thoughts to yourself.
- Love yourself.
That’s basically all I wanted to say for now, I’m sure I’ll end up thinking of more things but this has been a massive post about being body positive and loving the way you look and not letting shitty people get you down.
Siren on the roof
J'ai du la feinter avec un "shooting sur les toits", mais voilà la magnifique Maya Mihindou :)



ça manque de photos de vie quotidienne, non ?
Double-tendinite, arrêt deux semaines, pas de tattoos pour un moment.

Nouveau set sur Suicidegirls : Wanderlust
Five weeks, more than 1500 miles, tons of different locations and cities, so many awesome and sweet people met on the road, landscapes, roads, sunrises, musics, hosts, friends, pictures, smiles, wildlife, windmills, sunsets, until there, until the last morning. And always, always, the wanderlust.
Thank you all for making that trip so wonderful and memorable.

Et sur Ishotmyself aussi ! Broken Facets

Genderbread person
Vous êtes nombreux à ne pas profiter pleinement des articles en anglais partagés ici, donc pour une fois, on a fait un gros effort : voilà une traduction française du GenderBread person concoctée avec Djou.
Ce guide en images ne peut englober la diversité et complexité de la question, mais il est déjà très bien pour une première approche.
VENEZ MARCHER POUR L'EGALITE DES DROITS !!!!
HEY TOI !!! Oui toi !! Toi le pédé, toi l'hétéro, la gouine, pansexuel-le, non-défini-e, toi la maman, le grand-père, les frères et soeurs, tous, vous qui êtes pour l'égalité des droits : ne restez pas silencieux. Montrez votre engagement. VENEZ vous faire entendre aux manifestations, à travers le pays ♥ ♥ ♥
Petit résumé en divers articles du pire et du meilleur sur la situation actuelle :
La bande dessinée du mariage pour tous - tout résumé par Wandrille
Le rapporteur du texte sur le mariage a reçu des excréments par courrier - Têtu
(mais tout ceci est dit sans homophobie, c'est ça qui est bien)
3 fois plus de témoignages reçus par SOS homophobie
l'Assemblée Nationale, cette cour de récréation
Espagne, Belgique, le mariage gay passé dans la paix ; pourquoi pas en France ?
Benoît, le fameux "ami noir" de tous les racistes (vous allez vite voir le rapport)
Auditions des familles homoparentales à l'Assemblée Nationale
il faut écouter les auditions,c'est un grand cri d'amour et un véritable appel à l'aide des parents. Il faut être sourd et sans cœur pour ne pas entendre. (et bien sûr aucuns députés de l'opposition, les mêmes qui appelaient à grands cris un débat national, n'était présents)
Une belle analyse de la notion de famille et de couple du point de vue de la sociologie et du droit
Prendre de la hauteur : la nature n'est du côté de personne

Mon 16 Décembre
Manifestation du 16 décembre pour l'égalité des droits et le mariage pour tous.


Les princesses endormies du bus scintillant des DurEs à queer (il est 7h du matin un DIMANCHE hein)

voilà, plus personne ne dort maintenant


Dinosaurus maison pour tout le monde, merci Maria <3




Pour les menteurs de ces articles de désinformation éhontée, je leur rappelle que nous aussi on a les données exif de nos images....
Alors expliquez moi pourquoi, quand la Bastille était REELEMENT noire de monde (là on attend de s'insérer dans le cortège depuis une heure tant la file est longue à quitter la place), quand le soleil brillait sur nous à 14h43 (changement d'heure pas effectif sur mon appareil photo), pourquoi sur vos photos mensongères soit-disant prises au même moment, il n'y a personne sur la place et tout est gris et sombre ?








A motherfucking quiche for breakfast !




Forcément j'ai chopé la pancarte la plus polyamoureuse :)











Joanne a pris cette photo de ma soeur et moi. Elle est venue avec ma mère pour soutenir la manifestation. Pendant qu'elles nous cherchaient elles restaient sur le bord du défilé avec leur pancartes "Hétéros Solidaires" et des tonnes de gens sont venus leur dire "merci", elles étaient toutes émues.

Merci à tous les hétéros venus soutenir l'égalité ♥
Joanne took that sweet picture of me and my sister. She came with my mother to support the protest, for equality. Here she's wearing a sign that says "I'm straight and I want equality for my sister." I was so stoked and so moved to see them coming. It warmed my heart, and seeing so much people there was such a bright light of hope.
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Et pour finir ça en beauté, un bel article détaillé et intelligent d'Irène Théry, sociologue du droit et spécialiste de la famille, une analyse pertinente qui parle aux tripes.
"Les gens peuvent être de gauche ou de droite, au fond ils sentent que la vie est plus belle quand on peut être plus intelligent, avoir plus d’ouverture de cœur, remettre des choses en question dans sa propre vie, cultiver l’art de changer en un mot."
Ne me colle pas d'étiquette. Je me nomme moi même.
“Queerness, to me, is about far more than homosexual attraction. It’s about a willingness to see all other taboos broken down. Sure, many of us start on this path when we first feel “same sex” or “same gender” attraction (though what is sex? And what is gender? And does anyone really have the same sex or gender as anyone else?). But queerness doesn’t stop there.
This is a somewhat controversial stance, but to me queer means something completely different than “gay” or “lesbian” or “bisexual.” A queer person is usually someone who has come to a non-binary view of gender, who recognizes the validity of all trans identities, and who, given this understanding of infinite gender possibilities, finds it hard to define their sexuality any longer in a gender-based way. Queer people understand and support non-monogamy even if they do not engage in it themselves. They can grok being asexual or aromantic. (What does sex have to do with love, or love with sex, necessarily?) A queer can view promiscuous (protected) public bathhouse sex with strangers and complete abstinence as equally healthy.
Queers understand that people have different relationships to their bodies. We get what it means to be stone. We know what body dysphoria is about. We understand that not everyone likes to get touched the same way or to get touched at all. We realize that people with disabilities may have different sexual needs, and that people with survivor histories often have sexual triggers. We can negotiate safe and creative ways to be intimate with people with HIV/AIDs and other STIs.
Queers understand the range of power and sensation and the diversity of sexual dynamics. We are tops and bottoms, doms and subs, sadists and masochists and sadomasochists, versatiles and switches. We know what we like and don’t like in bed.
We embrace a wide range of relationship types. We can be partners, lovers, friends with benefits, platonic sweethearts, chosen family. We can have very different dynamics with different people, often all at once. We don’t expect one person to be able to fulfill all our diverse needs, fantasies and ideals indefinitely.
Because our views on relationships, sex, gender, love, bodies, and family are so unconventional, we are of necessity anti-assimilationist. Because under the kyriarchy we suffer, and watch the people we love suffering, we are political. Because we want to survive, we fight. We only want the freedom to be ourselves, love ourselves, love each other, and live together. Because we are routinely denied that, we are pissed.
Queer doesn’t mean “don’t label me,” it means “I am naming myself.” It means “ask me more questions if you curious” and in the same breath means “fuck off.”
What Queerness means to me (tranarchism)
"Je ne suis pas homophobe mais"

For two years, we've been talking with my love Emilia about getting married in Argentina (yes, there is equality and marriage for everyone in Argentina, take that France "country of human rights" my ass). At some point we hoped for a chance to do so in France. Today I don't think I'll ever get married to anyone but I hate to think it's mostly because I can't, not because I want. I'd like to be free to choose not to do it, not to be forced to forget about that straight privilege. Today I see all the hateful people in the streets, on the Internet, everywhere, these homophobic crowds slurring at us, spitting on my loves, who dare to say that they are "not homophobic", and I just don't understand. I don't understand and I'm sad and angry. How can you be "not homophobic" but then be against the equality of rights for everyone ? How can you be "not homophobic" but consider that some love feelings, orientations or sexualities are lower than yours ? How can you decide that some couples or some families have no rights to simply exist ? How can you protest AGAINST other people's rights ? How can you spread hate about love ? How can you be so blind ? And above all, why do you even care ??? WHAT THE FUCK IS IT GONNA CHANGE FOR YOU ANYWAY ???
Résumé de la tournure homophobe nauséabonde du weekend par cafélanguedepute
http://cafelanguedepute.canalblog.com/archives/2012/11/18/25612111.html
Bäska snaps
Le groupe Bittermens, avec qui j'avais déjà réalisé quelques illustrations, m'a demandé de m'occuper des photos du calendrier 2013 pour Bäska Snaps. J'ai embarqué un peu tout le monde dans le projet, il y a eu beaucoup de fous rires, d'alcool et de sucres, et voilà, il est disponible ici !

Didier Garguilo - un portrait en une minute
Parce qu'en plus d'être sacrément doué, Didier est fort joli.
A one minute portrait - Didier from Dwam on Vimeo.
Musique : "Ambergris March" - Björk (Drawing Restraint 9)
Charmaine Olivia - un portrait en une minute
Cet été j'ai voyagé le long de la côte Ouest des Etat-Unis, et fait beaucoup de belles rencontres. Parmi elles, la peintre Charmaine à San Francisco.
A one minute portrait - Charmaine from Dwam on Vimeo.

Musique : "Pearls for Swine" -The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble
Cette série de "portrait en une minute" est inspiré de l'autoportrait de HeySatan
Nantes !
A compter du 5 Novembre, je tatouerai à Turbo Zero à Nantes du Mercredi au Samedi ! Nantais, venez à moi :)
Pour le reste, mes dates de passages n’ont pas changées :
je serai à Paris à Sweet Needle du 23 au 27 octobre,
puis du 20 au 24 Novembre,
et à Strasbourg à Contraseptik du 4 au 8 décembre.
Ilunga

Ilunga (Tshiluba, Southwest Congo) – Un mot célèbre pour être intraduisible ; la plupart des traducteurs le définissent comme le statut d'une personne "qui est prête à pardonner et oublier au premier abus, tolérer le second, mais ne jamais ni pardonner no tolérer à la troisième offense.
(photo par Emilia Lombardo)
Shiny boxes in infinite numbers
Vu le texte précédent, j'ai pensé que cette sympathique video explicative était plus qu'appropriée. Pour parler de sexualité, et de la différence entre sexe, genre, orientation sexuelle et comportement sexuel.
En anglais uniquement, malheureusement
J'aime beaucoup que l'auteur se présente en tant que "mâle blanc hétéro qui n'a donc pas à se préoccuper de la haine et des discriminations auxquelles beaucoup de gens doivent faire face." Yeah ! Quelqu'un de malin et conscient de ses privilèges !
Et puis pendant que j'y suis, ce si joli et efficace résumé de la talentueuse Erika Moen

Je ne suis pas une fille
Quand tu grandis en garçon manqué, quelle que soit la raison, au fond, ta plus grande envie c'est de ne pas être liée aux filles. Elles ne sont pas intéressantes. On leur interdit tellement de choses. Toi tu veux faire partie de la caste que tu sens bien, intimement, plus ou moins inconsciemment, privilégiée : les garçons. Mais même si tu es chanceuse et que les garçons t'acceptent - oh tu es bien plus maligne, plus rapide, plus violente qu'eux tous ; eh, il faut bien faire sa place ! - tout le monde sait bien que ça reste un mensonge. Un jeu d'apparence. Même si tout ton être ne veut pas y croire, ils le savent bien, tous, qu'au fond, tu n'es qu'une fille.
Et puis l'adolescence. Le clivage qui se creuse. Le mensonge qui ne trompe plus tellement. Le corps qui te trahit. Fini de courir torse nu. Les premières larmes, quand tes seins poussent, les nausées, la douleur, le désespoir, le dégoût, pendant tes premières règles. Pourtant, toi, tu le sais bien, que tu n'es pas une fille ! Mais ton corps ne le sait pas, lui. Et même si tu peux fermer les yeux et le cacher, il te le rappelle bien, avec force et douleur et sang, au moins 13 fois par an.
Puis le désir. Celui des autres surtout, que tu subis. Le tien, tu le connais depuis longtemps et il ne s'est jamais arrêté au genre de quiconque, ça te paraît si simple. Eux, non. On te le répète, on te le serine. Tu n'es pas assez jolie. Pas apprêtée. Pas gracieuse. Pas féminine. Tes cheveux ne sont pas assez longs. Ce n'est pas comme ça que tu vas plaire. Mais tu ne veux pas plaire de toute façon ! Pas à eux ! Et pourtant, ironie à double-tranchant, tu vois bien que tu plais, malgré tout. Tu t'en passerais bien. Ils se contentent de peu, tu le sais bien, du simple savoir que tu as ce corps de femelle. Tu vois bien les regards, tu vois ceux qui devinent derrière tes cheveux courts, sous tes vêtements amples, malgré les muscles que tu t'appliques à forger, il y a une peau douce, des courbes, des seins, un sexe feminin. Et voilà qu'en plus tu ne désires pas les bonnes personnes. Pas le bon genre. Mais tu t'en fiches puisque tu n'es pas une fille !!!!
Donc on te crie, tu es une fille, mais tu ne l'es pas assez, mais tu ne veux pas, mais tu n'as pas le droit d'essayer d'être autre chose, parce qu'ils veulent que tu sois une fille, mais pas une comme ça, rentre dans le rang, salope, hommasse, gouine, sorcière, freak.
Aujourd'hui je réponds, systématiquement, en souriant, en riant, que "je ne suis pas une fille", ou "je ne suis pas vraiment une fille, non, je ne suis pas un garçon non plus" "oh vous savez moi je ne suis pas une fille" dès qu'un qualificatif tombe. Je le place partout où je peux, dès que je peux. Expliquer aux cis-genres ignorants que l'on peut être genderqueer, pangender, intersexe, intergenre, transgenre, neutre, pansexuel, 3ème sexe, androgyne, gender fluid, indéfini ; ça prend trop de temps, c'est trop déprimant, je n'ai plus la patience. Je répète donc juste inlassablement que je ne suis pas une fille. C'est la méthode la plus simple que j'ai trouvée. Je me dis naïvement qu'à force, ça peut insidieusement pénétrer l'esprit de certains et amorcer des débuts de questionnements ou des changements de comportements (et ça marche souvent, en effet).
Mais parfois j'en ai assez. Assez de votre sourire ironique et votre obstination pleine de bons sentiments, assez de votre condescendante réponse habituelle : "Tu dis bien ce que tu veux, tu ne peux pas le cacher." "Mais si Dwam. Tu es une fille." Merci, mon corps et toute la société derrière essayent de me rappeler chaque jour que je suis née dotée d'un corps de femelle, j'avais remarqué. Ça ne fait pas de moi une fille pour autant. Ce n'est pas moi qui ait des oeillères - c'est vous. Donc parfois ces phrases ne passent plus. Elles me brûlent directement là où je tente de me construire. Elles nient complètement mon identité.
Parce que JE NE SUIS PAS UNE FILLE.
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(English version) (please feel free to point me out any mistake or broken language)
When you grow up as a tomboy, whatever is the reason for, deep inside, your main desire is to not be related to girls. They are boring. Their lives are boring. So many things are forbidden for the girls. You, you want to be part of that cast that you can feel, more or less consciously, very privileged : boys. But even if you are lucky and if boys accept you among them - oh, you're way smarter, swifter, and more violent than them all ; you need to win your place over, don't you ?! - everyone knows this is still a lie. A travesty game. Even if your whole self refuses to believe it, they all know and let you know, eventually, that you are only a girl.
Then, teenage years. The split gets deeper. The lie doesn't trick them any longer. Your body betrays you. No more topless running in the woods. No more mindless mixity. First tears, cried over your blooming breasts, nauseas, pain, despair and disgust when periods first start. Although you know, you, that you are not a girl ! But your body doesn't. Even if you close your eyes and fool yourself and hide, your body reminds you the fate, with pain and blood, at least 13 times a year.
Then, desire. Theirs, mainly. They make you feel how much you are subjected to their desires. Yours seem so simple though, you know them well and they never cared about gender. Theirs does. They repeat you over and over : you are not pretty enough. You are not dolled up. You are not graceful, not feminine, your hair is not long enough. They repeat you this is not the right way to be an attractive woman. But you don't want to be attractive ! Not that way, not to them ! However, double-edged irony, you see you are attractive anyway. You would do without though. They don't need much, you know they don't. Knowing that you've got that female body is quite enough. You can see them stare, you see the ones that see through your short hair, your ample clothes, beyond the muscles you trained with application, they see there is a soft skin, curves, breasts, female genitals, and that's enough for them to tell you what you should be and who you should be subjected to. Above all, you don't even desire the right persons. Not the right gender. But you don't care, really, since you are not a girl !!!
Therefore they tell you off. You are a girl, but you are not a girl enough, but you don't want to be, but you're not allowed to try to be someone else, something else, because they want you to be a girl, but not that kind, can't you simply fit, you slut, dyke, witch, freak ?
Nowadays I'm a grown-up. I answer, everytime, smiling, laughing, quietly, that "I am not a girl." Or "I'm not exactly a girl, no, I am not a boy neither." "Oh you know, me ? I'm no girl." I'm trying to slip it in, everywhere, anytime. Yet to explain to ignorant cis-gendered ones that one can be genderqueer, pangender, intersex, intergender, transgender, transexual, neutral, pansexual, third sex, androgynous, gender fluid, undefined…. It takes too much time and energy. It's very often depressing and I don't have enough patience any longer. So I'm just endlessly repeating "I am not a girl." It's the simplest method I've found. I try to convince myself, naively, that hopefully it could insidiously penetrate some people minds and activate some pondering, some beginning of a thought, even change some behaviours ( and it did, actually)
But sometimes I'm fed up. I'm fed up with your wry smile and your self-righteous obstinacy, fed up with your usual contemptuous answers. "Oh you can say what you want, you still can't hide the truth." "Of course you are a girl." Oh Thanks ! My body and the whole society behind me already remind me every single day that I am born in a female body, thanks, I noticed. I am not the blind one - you are.
Then sometimes I can't take these words any longer. They burn, right where I'm building my self. They totally deny my identity.
Because I AM NOT A GIRL.
















